commentcest

4 octobre 2014

au front

Publié par commentcest dans publications

 

Tu pars comme je rentre

Et

Dans le chambranle de la porte nous croisons nos fers

La colère nous monte et les boulets nous traînent

Il ne manquerait plus que nous soyons tranquilles

Nos affronts ne sont plus aussi tendres qu’avant

Quand nous étions si tendres que nous étions plein de marques

Le temps a durci même le bout de nos poings

Et il faut voir maintenant comment ça cogne  ici

Il n’y a pas que les murs pour y laisser des traces

Il y a aussi les replis et les rides de nos faces

Où nous marquons peines et cauchemars

Tendant le bras pour mieux en atteindre le fond

Tendant la jambe aussi pour atteindre leur fard

Il n’y a rien qui reste quand nous nous battons

Quand tu rentres en moi par des faits de violence

Tu m’arraches le palais sans laisser de répit

Et il faut toute une nuit pour me débarrasser de toi

Jusqu’à ce que le réveil gagne enfin la partie

Et laisse sur l’oreiller des traces de nos peaux

Que je pourrai lire quand l’aube sera levée

Et une fois dressé je partirai comme tu rentres.

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