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26 octobre 2014

gond-cri

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ton gond crisse quand s’ouvre

lèvre-bouche sans dents

les charnières qui s’épousent

gonfle l’être en dedans.

26 octobre 2014

émergence

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émergence

entre mon corps et ta bouche : ta main

ferme et tendre fonctionne

esprit ailleurs qu’en tête

jaillit par les pores

jusqu’au fer forgé par ta langue

tendu

le corps ailleurs qu’en pores

jaillit dans ta tête.

21 octobre 2014

ça perce où

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ça parle

quand ça peut ça gicle

c’est dans les yeux que ça perce

l’écrit l’écran le creux

ça rentre fort quand ça forge

là où ça voit se forme

poésie.

 

21 octobre 2014

salé sacré

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entre oreilles et cuisses rien

juste laper salé

nez enfoui lèvres sur lèvres

plafond sol disparus

ancrer le corps

sur le tendre

juste

atteindre l’autre en soi.

11 octobre 2014

toute de triste habillée…

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tout de triste habillée la mère

ramassée dans les cauchemars infantiles

tétant l’amère lactescence

de toute une vie à genoux

à ne croire qu’en la Croix

mains jointes

 

 

attendre

que ça vienne vers toi

la peau le sang les mains

de tous ceux

que tu ne cherches pas.

 

9 octobre 2014

curriculum vitae

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il n’y a pas qu’une vie pour ceux qui n’ont pas eu d’enfance

tes mains ouvrières auraient dû savoir

que quand on détruit quelque chose

ça ne fait que se multiplier

 

au début ça s’éparpille un peu

on ne sait pas rattraper

les mains ramènent tandis que les pieds marchent

ça n’aide pas vraiment pour être naturel

 

mais tout finit par se ramasser

à grands coups de langue on ravale tout

on s’en fait des histoires pour habiller ses doigts

et apprendre enfin comment ça marche les caresses.

 

6 octobre 2014

du calme enfin

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je t’ai toujours détesté

mais il n’y a pas de haine là-dedans

tu vois bien comme je suis calme

couché

grâce à toi

certains m’ont ramassé à la petite cuillère

et d’autres m’ont mangé à la louche

et quand ils m’ont conchié par la bouche

je suis devenu un être de papier

libre et détaché

qui peut te dire enfin :

ce que tu as fait de mieux dans ta vie, c’est mourir.

4 octobre 2014

au front

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Tu pars comme je rentre

Et

Dans le chambranle de la porte nous croisons nos fers

La colère nous monte et les boulets nous traînent

Il ne manquerait plus que nous soyons tranquilles

Nos affronts ne sont plus aussi tendres qu’avant

Quand nous étions si tendres que nous étions plein de marques

Le temps a durci même le bout de nos poings

Et il faut voir maintenant comment ça cogne  ici

Il n’y a pas que les murs pour y laisser des traces

Il y a aussi les replis et les rides de nos faces

Où nous marquons peines et cauchemars

Tendant le bras pour mieux en atteindre le fond

Tendant la jambe aussi pour atteindre leur fard

Il n’y a rien qui reste quand nous nous battons

Quand tu rentres en moi par des faits de violence

Tu m’arraches le palais sans laisser de répit

Et il faut toute une nuit pour me débarrasser de toi

Jusqu’à ce que le réveil gagne enfin la partie

Et laisse sur l’oreiller des traces de nos peaux

Que je pourrai lire quand l’aube sera levée

Et une fois dressé je partirai comme tu rentres.

4 octobre 2014

peaux

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Je voudrais que tu viennes avec toutes tes mains

Me montrer comment ça marche les caresses

Car je suis seul dans mon antre de reptile

Et je ne sais que faire de cette peau qui s’effrite

Je devine tes doigts qui tricotent mes pelures

Annonçant quelque chose qui résonne comme des mots

Je tirerai sur le fil pour t’aider un peu

Tu rhabilleras mes rêves abrupts comme la pluie

Grâce à ta langue habile nous ne serons pas mouillés

Car tu fabriques un toit pour me laisser aller

Vers quelque chose comme la chair que ta glotte fait naître

J’attends que tu attendes de me voir reparaître

Avec ma nouvelle peau qui te ressemble tant

Et quand tes mains pleuvront sur mon corps mué

Il sera bien temps de te laisser parler.

2 octobre 2014

la loge

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Quand les choses vont trop vite

Quand le temps ne passe pas

Quand l’être remplit tous les coins de sa loge

Ça surpasse les manèges que l’on fait dans les foires

Il y a de la splendeur dans ces moments d’attente

Un fauteuil suffit à nous tailler une scène

Et le spectacle s’ouvre à grands coups de cymbales

Le bruit nous surprend tellement il n’y a rien

Et ce rien nous détend tellement il est dansant

Toute une troupe est là qui s’enlace pour une valse

A petits pas comptés ça tangue vers le plafond

Parce qu’il n’y a pas de publique on marche comme on veut

Quand on a que l’ennui pour habiller l’horloge.

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