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28 septembre 2014

trop!

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Tout d’un coup ce matin mes filles étaient si belles

C’était à n’y pas croire, à n’y plus rien comprendre

Non pas que d’habitude elles ne le soient pas

Mais là c’était trop Il y a des limites à tout

 

J’ai dû ouvrir la fenêtre pour respirer un peu

Et là je me rends compte qu’elle est magnifique

Un bois exceptionnel Vraiment époustouflant

D’un arbre d’au moins mille ans si ce n’est un peu plus

 

Je me suis servi un verre d’eau pour calmer mon émoi

Et quand j’ai vu le verre j’ai failli m’étrangler

Un verre de première main soufflé à la bouche

Par un homme sans doute qui est plus qu’un artiste

 

J’ai dû prendre une serviette pour essuyer ma bouche

Et les bras m’en tombèrent quand je vis ce chef d’œuvre

Ce n’était plus une serviette c’était de l’Art Total

Un résumé du monde en trois coups d’aiguille

 

Je la déposai sur la table et quand je vis celle-ci

Je ne peux pas vous dire l’émotion qui me prit

Je versai une larme de la voir si splendide

Mais toujours à quatre pattes pour pouvoir me servir

 

En essuyant la larme que j’avais fait tomber

Je me rendis compte d’un coup comme le carrelage était

Quelque chose d’hors-norme qu’on ne devrait pas faire

Et je pris la décision de ne plus marcher dessus

 

Je sortis de la cuisine pour aller n’importe où

Une fois dans le couloir je fus bien perdu

Tout était si beau que c’en était impossible

J’arrivai même à marcher c’est pour vous dire un peu

 

Je suis resté comme ça dans le couloir sans jamais bouger

Quand celle qui m’accompagne est rentrée du travail

Je lui ai tout raconté sur les beautés du monde

Elle m’a prise dans ces bras puis m’a aidé à marcher

Un peu jusqu’au lit puis beaucoup allongé

 

Elle m’a parlé beaucoup de quelque chose  de très simple

De je ne sais plus quoi Sa voix était trop belle

C’était quelque chose d’inhumain tellement profond et tout ça

Elle m’a tellement comblé que je me suis endormi.

 

Et le lendemain au réveil tout était si beau

Que celle qui m’accompagne est restée avec moi

Juste pour profiter de toutes ces choses incroyables

Et m’aider aussi à marcher comme il faut.

 

28 septembre 2014

depuis que je fais tout

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Maintenant, au lieu d’acheter un livre

Je l’écris moi-même

C’est plus facile quand on y pense

Au moins on sait ce qu’on veut lire

 

Mais je ne parle jamais de moi

Ça c’est bon pour les riches

Je veux dire ceux qui ont un grand intérieur

Avec plein d’idées sur eux et des choses du genre

 

Pour ma maison c’est pareil

J’ai tout fait moi-même

Des racines jusqu’à la tête

J’ai même fabriqué la pierre

Ça m’a pris des siècles mais il fallait le faire

Quand je parle de racines je me trompe

Je parle bien sûr de fondations

De quelque chose de bien solide

Qui ne bougera jamais plus

 

Pour mon bureau en bois c’est pareil

J’ai planté un arbre dans mon jardin

J’ai attendu des siècles pour qu’il soit bien dur

Mais maintenant qu’il est coupé et assemblé en bureau

Je suis fier d’avoir fait tout ça

Car c’est un meuble bien solide

Qui ne bougera jamais plus

 

Et maintenant, au lieu d’acheter un stylo

Je le fabrique moi-même

C’est plus facile quand on y pense

Au moins on sait ce qu’on veut en faire.

 

28 septembre 2014

jalousie

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Les mains qui trainent c’est quand même gênant si on n’y fait rien

Moi, quand j’en vois une sur un corps, je la ramasse et la range un peu

En essayant toujours d’en avoir une en réserve pour la mettre avec elle

Car les mains c’est comme les Hommes ça va quand même mieux quand ils vont par deux

Quand ils sont tous seuls ils ne font rien d’autre que d’aller n’importe où

 

Les mains qui trainent c’est quand même gênant si on n’y voit rien

On se demande tout le temps à qui elles appartiennent et qu’est-ce qu’elles font là

Moi quand j’en sens une je l’attrape tout de suite et la mets dans ma poche

Les mains c’est comme les hommes quand on ne les voit pas elles font n’importe quoi

Ils font tout ce qu’ils ne font pas quand il y a au moins un œil

 

Les mains qui trainent c’est quand même gênant quand on n’en a pas

On a envie de les prendre, de les faire bouger, de les mettre partout

Où on ne met pas les nôtres qui restent à leur place juste par politesse

 

Les mains qui trainent c’est quand même gênant ça rend un peu jaloux.

 

28 septembre 2014

la tache

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Il était moitié mort qu’il écrivait encore

La bouche déjà ouverte pour mieux bouffer la terre

Qu’il avait parcourue dans sa totalité

En rasant de près les volcans et les ânes

Il savait tant de choses qu’il en avait partout

Sur le corps dans la tête et surtout plein les mains

Il ébroua son stylo

Pour tout écrire d’un seul coup

Et ne laissa qu’une tache qui s’étala lentement

Quand elle devint très ronde il repensa à tout

Et tous ces petits détails qu’il n’avait pas compris

Il laissa tout ça comme ça juste le temps de mourir

Quand ses enfants virent ça

Ils ne comprirent pas tout ce que ça voulait dire

Mais à force de tourner autour du petit rond

Ils se rassemblèrent tous pour mieux y réfléchir

Et se mirent à tourner et à tourner encore

Leurs langues dans leurs bouches pour mille et une raisons

Et des années plus tard ils se mirent à écrire

Chacun un livre pour tous avec cent mille raisons

Pour prendre en compte tous les détails du monde

Même avec une tache très ronde sur un bout de papier.

28 septembre 2014

les fenêtres

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Si jamais tu entres en passant par la porte

N’oublie pas quand même que j’ai fait plein de fenêtres

Il y en a une rien que pour entrer

Il y en a une autre juste pour sortir

 

Celle que tu vois là me sert pour crier

J’en ai fait une autre rien que pour parler

Celle qu’il y a au fond sert à voir dehors

Et celle à coté c’est pour voir dedans

 

La petite me sert à voir tout le monde

La plus grande là ne sert qu’à te voir

Si tu ouvres celle-là tu auras de l’air frais

Dans l’autre à coté il y a le soleil

 

Il m’en reste encore beaucoup à percer

Comme une pour mieux voir les enfants jouer

Une aussi pour regarder le passé

 

Et il y en a une qu’il faut que je perce

Mais je ne sais pas où bien la placer

Puisque c’est quelqu’un qui l’ouvrira pour nous

C’est celle qui donnera directement sur la fin.

28 septembre 2014

la harde

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Une harde de doigts est venue hier pendant que je dormais

Elle est venue de partout juste pour m’ouvrir toutes les paupières

Elle m’a caressé un peu dans le sens des yeux pour m’amadouer

Les index pointaient vers ma bouche en riant car je n’arrivais pas à prononcer un mot

Les pouces attendaient comme ça en ne faisant rien d’autre que de se tendre un peu

Quant aux auriculaires ils me bouchaient les oreilles pour que je n’entende pas le cri des majeurs

Et puis tous ces doigts-là qui ornaient un anneau et bien trop prétentieux pour me dire leur nom

 

Mais ce qui m’a fait peur ce n’est pas du tout ça

C’est que parmi les doigts il y avait toutes mes mains

Qui enlevaient un par un tous les auriculaires

Et je me suis retrouvé

Avec des doigts plein les mains.

 

28 septembre 2014

le lien

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J’entends la tempête faire claquer les volets

Heureusement que moi je n’en ai pas des comme ça

Ça claquerait tout le temps Ça ferait un de ces boucans

Je ne m’entendrai même plus crier comme il se doit

Quand j’essaie d’exprimer tout ce que j’ai en moi

 

Un éclair qui m’aveugle et là je réalise

Que je ne voyais pas la mécanique du monde

Blanc et noir se succèdent et se fondent

Dans un même mouvement ne se distinguant pas

Puisque tout est lié c’est le mouvement qui compte.

28 septembre 2014

depuis que les hommes dansent

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Depuis que les hommes dansent pour attirer les femmes

Leurs poings sont plus légers ils peuvent ouvrir les mains

Ils ont posé les armes et dansent les pieds nus

Sous la poussée de leurs pas la terre tourne mieux qu’avant

Forêts et villes se confondent

Et les oiseaux viennent chanter sous leurs toits

 

Depuis que l’homme danse pour attirer la femme

Il construit des maisons rien que pour l’attirer

Et parmi les branchages les oiseaux et les meubles

Elle dépose parfois quelque chose qui lui plait

Qu’elle ramène de chez elle

De ce lointain pays où il n’y a plus d’hommes

Qui avait une frontière mais qu’elle a effacé

 

Depuis que l’homme danse pour attirer la femme

Il ne sait plus que dire quand il l’aperçoit nue

Elle lui fait une caresse placée comme il se doit

Il la ramène vers lui de toute sa maladresse

Elle lui lâche le sexe et repart aussitôt

Pour regarder comment il va danser maintenant

 

Depuis que l’homme danse pour attirer la femme

Il s’efforce de souffler sur les braises du foyer

Pour raviver l’incongru et embrouiller les objets

Qui ne font que lui dire que tout est bien banal.

28 septembre 2014

comme ses lèvres

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Celle qui m’accompagnait

Est partie cette nuit

Pour des rêves plus larges

Que ceux que je lui offre

Tout près de moi si loin

Allongée sur le lit

Elle traîne dans les parages

Que ses paupières lui offrent

 

Et ce cinglant silence que la nuit nous procure

Fait tomber les barrages et nos rêves se mélangent

Celle qui m’accompagnait à draps ouverts

Est partie si loin que je la touche des lèvres.

 

28 septembre 2014

la loge

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Quand les choses vont trop vite

Quand le temps ne passe pas

Quand l’être remplit tous les coins de sa loge

Ça surpasse les manèges que l’on fait dans les foires

Il y a de la splendeur dans ces moments d’attente

Un fauteuil suffit à nous tailler une scène

Et le spectacle s’ouvre à grands coups de cymbales

Le bruit nous surprend tellement il n’y a rien

Et ce rien nous détend tellement il est dansant

Toute une troupe est là qui s’enlace pour une valse

A petits pas comptés ça tangue vers le plafond

Parce qu’il n’y a pas de publique on marche comme on veut

Quand on a que l’ennui pour habiller l’horloge.

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